Faire compter l’ordinateur quantique.

Technologie

Chez Nord Quantique, nous focalisons sur la correction d’erreurs en informatique quantique. Nous concentrons nos efforts à mettre au point des ordinateurs quantiques tolérants aux fautes, pour que cette technologie de pointe soit commercialisée, et serve à façonner un avenir où l’humanité bénéficiera de l’innovation quantique.

La correction d’erreurs quantiques de classe mondiale change tout

Nord Quantique est à l’avant-garde du domaine de la correction d'erreurs quantiques. Les ordinateurs quantiques conçus avec notre approche unique corrigent les types d’erreurs les plus courantes (bit-flips et phase-flips) à l’aide de codes bosoniques. Contrairement aux autres approches, nous corrigeons les erreurs sans multiplier le nombre qubits pour la correction d’erreurs.  

Un traitement rapide, pour des solutions maintenant

Nos ordinateurs quantiques sont developpés en utilisant la plateforme la plus répandue et la plus avancée – les circuit supraconducteurs. Nos codes bosoniques exploitent cette plateforme pour offrir une vitesse de calcul élevée et faciliter la mise à échelle. Notre approche est conçue pour rendre l’informatique quantique accessible et pratique pour les grands utilisateurs industriels et gouvernementaux, qui ont besoin d’effectuer leurs calculs rapidement et d’en tirer des informations fiables. 

Une voie tracée vers la croissance d’échelle de la tolérance aux fautes

Nous avons franchi des étapes importantes depuis notre fondation en 2020 jusqu’à aujourd’hui : de la première réalisation d’un qubit logique à partir d’un seul qubit physique à la première démonstration du code Tesseract. Notre chemin vers la tolérance aux fautes s’appuie sur ces avancées et vise à commercialiser un système de 256 qubits logiques d’ici 2030.   

Nous examinons constamment le paysage mondial de l’informatique quantique et nous croyons sincèrement que Nord Quantique possède l’une des feuilles de route techniques les plus prometteuses pour réaliser une informatique quantique tolérante aux fautes. Le soutien rigoureux qu’ils reçoivent de l’écosystème quantique sherbrookois de classe mondiale est essentiel pour les aider à rivaliser avec les géants technologiques mondiaux.
Charles Lespérance,
Associé, Fonds pour les technologies profondes, chez BDC Capital

Pour exploiter leur puissance de calcul, au potentiel exponentiellement supérieur aux performances de superordinateurs conventionnels, les systèmes d’ordinateurs quantiques doivent fonctionner dans un « état quantique » pour exploiter les « effets quantiques ». Ces états sont très délicats et ne durent souvent qu’une fraction de seconde. Selon le type de conception de la machine, ces états quantiques doivent être générés à des températures proches du zéro absolu.  
 
Les changements de température, les champs magnétiques, l’électronique utilisée pour contrôler les qubits (l’unité de calcul des ordinateurs quantiques) et une foule d’autres facteurs peuvent provoquer du “bruit”, c’est-à-dire des interférences qui provoquent des erreurs sur un grand nombre de qubits. Cette redondance permet de garantir que l’état quantique reste intact suffisamment longtemps pour effectuer les calculs requis. Il faut aussi noter qu’un processeur quantique plus rapide signifie que les calculs peuvent être effectués plus rapidement, ce qui fait en sorte que les états quantiques n’ont pas besoin d’être préservés aussi longtemps lors de l’utilisation d’un ordinateur quantique avec des vitesses d'horloge plus rapides.  

Concevoir des ordinateurs quantiques de cette manière peut vouloir dire consacrer 100 à 1 000 qubits uniquement pour corriger les erreurs et garantir le bon fonctionnement d’un seul qubit. On peut donc imaginer qu’un système doté de 10 millions de qubits pourrait n’utiliser qu’aussi peu que 1 000 qubits fonctionnant correctement dans un état quantique, tous les autres ne servant qu’uniquement à corriger les erreurs. 

Plutôt que d’utiliser cette approche de “force brute,” où des millions de qubits sont nécessaires pour contrôler un nombre beaucoup plus restreint de qubits corrigés pour exploiter le potentiel de l’informatique quantique, une réflexion s’est imposée à propos des meilleurs moyens de prévenir ou de corriger ces erreurs. C’est ainsi que Nord Quantique a vu le jour.  

Une approche différente, des résultats probants 
 

Nord Quantique est une jeune entreprise qui a émergé du renommé Institut Quantique de l’Université de Sherbrooke, l’un des principaux principaux pôles d’informatique quantique au Canada. Nous n’aspirons pas à rivaliser avec les grands groupes mondiaux qui cherchent à construire des systèmes quantiques à grande échelle. Nos cofondateurs Julien Camirand Lemyre et Philippe St‑Jean ont plutôt choisi de concevoir un système beaucoup plus efficace. 

Notre approche vise à atteindre plus rapidement l’objectif d’un ordinateur quantique tolérant aux fautes qui nécessite moins de qubits ; une machine plus efficace, qui est ainsi plus simple à contrôler et permet une croissance d’échelle plus rapide.